Comment propulser l’utilisation du logiciel libre dans les gouvernements ?

L’intérêt du gouvernement pour les logiciels libres et ouverts repose d’abord sur leur utilisation extensive des standards ouverts. Mais malheureusement, au Québec, l’utilisation de logiciels libres dans les bureaux gouvernementaux, a été prise seulement comme part d’un essai fait pour certains fonctionnaires « pionniers » de cette technologie, ce que signifie un virement vers le libre peu significatif, dû à que son utilisation est plutôt en fonction des caractéristiques des décideurs et leur tendance.

 Par tout dans le monde, il y a deux courants, une où les gouvernements on laissé ouvert la prise de décisions reliée à l’achat des logiciels (ce que favorise le logiciel propriétaire) et autre où explicitement les gouvernements on déjà conçu des règles pour  exiger le virement vers le libre.

Dans le cas vénézuélien, où il y a une politique publique pour l’utilisation et développement des logiciels libres dans leur administration[i].

Au Mexique, actuellement il y a déjà certains efforts pour promouvoir comme premier option l’utilisation des logiciels libres dans la chambre de sénateurs[ii] en la mesure qu’il soit possible pour diminuer coûts (écouter dés la minute 23 jusqu’à la minute 26).

Au Québec, il y a aussi certains efforts pour virer vers les logiciels libres[iii], de la part du Ministère des Services gouvernementaux.

À votre, comment est-ce que doit réagir le gouvernement à fin de faire tel virement, sans mettre en risque son opérativité?


[i] http://www.fundacite-carabobo.gob.ve/Documentos/parte2_amarillo.pd

[ii] http://proyectofedora.org/mexico/2010/06/16/el-senado-de-la-republica-responde/

[iii] http://www.msg.gouv.qc.ca/documents/logiciel_libre/guide_2007.pdf

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Les pratiques FUD pour éviter la migration vers le libre

Migrer vers le logiciel libre au gouvernement, représente des menaces des pour les grands monopoles du logiciel propriétaire.

De plus en plus, on entende que partout dans le monde, les gouvernements sont à la recherche des économies dans ses budgets, à fin de faire face à ses obligations vers ses contribuables, à ce sujet, le logiciel libre est devenu une option valable pour y arriver, à cause de ses coûts plus abordables, ce que justifie l’investissement des efforts pour migrer vers le logiciel libre.

 La migration gouvernementale vers le libre, n’a pas était facile, dû à qu’elle représente une perte importante d’argent pour les grands monopoles du logiciel propriétaire, tels monopoles ont fait tout pour empêcher telle migration; ainsi, Microsoft comme plusieurs monopoles ont utilisé le FUD (Fear, Uncertainty and Doubt)[i],[ii]  pour garder ses marchés.

Aussi, dès l’arrive de LINUX, Microsoft a fait tout pour lui discréditer[iii], en utilisant des arguments FUD, tels comme : « Il n’est pas très puissant », « Il n’est pas très beau», « Il est cher », etc.

Quand c’est le gouvernement qui fait le déclenchement vers le libre, les monopoles vont réagir en utilisant  tout ce qu’ils ont à ses mains pour éviter la migration, dès pression politique via le commanditaire des candidats à postes l’élection (futurs décideurs dans le processus d’appels d’offre pour fournir des services et logiciels au gouvernement),  jusqu’aux intimidations; un des cas, le plus connu et documenté, est arrivé en 2004, quand Microsoft a essayé d’intimider au gouvernement brésilien[iv]

À votre avis, comment le gouvernement doit réagir pour faire face aux menaces ou pressions des entreprises du logiciel propriétaire?


[i] Peur, incertitude et doute. Technique de désinformation qui consiste à émettre un doute sur l’efficacité, le sérieux ou la stabilité d’un produit concurrent pour instiller la peur et l’incertitude chez les clients potentiels.

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La gendarmerie nationale française, un exemple à suivre

La bonne nouvelle concerne la gendarmerie nationale française qui a décidé de se diriger vers une solution Open Source pour tous ses ordinateurs[1]. En effet, d’ici quelques temps tous les postes vont basculer vers Ubuntu qui est un système d’exploitation libre fondé sur Debian (une distribution Linux) et commandité par la société Canonical. Cette solution est constituée de logiciels libres[4], disponible gratuitement y compris pour les entreprises, et une nouvelle version mise à jour est disponible tous les 6 mois[2]. Cette décision a été prise vu l’approche de la date de fin du support au Windows XP. «Le simple changement de Windows et Office vers Ubuntu et OpenOffice.org nous fait économiser deux millions d’euros par an. Et cela ne se résume pas uniquement aux coûts des licences. Le fait que nous n’ayons plus besoin de 4500 serveurs départementaux dédiés signifie que les économies continuent de grandir», déclare Jean-Pascal Château, commandant de la Gendarmerie française. «Nous avons structuré le chemin de migration de manière à ce que nous puissions migrer 10 000 ordinateurs de bureau par an vers Ubuntu. D’ici 2015, nous espérons que 90 % des ordinateurs tourneront sous Ubuntu».

Cette décision est de nature à encourager d’autres entités gouvernementales à franchir le pas et basculer vers des solutions fournies par des logiciels libres. La réussite de ce système va sûrement encourager d’autres organisations de France et d’ailleurs à prendre en compte ce genre de logiciels lors de prise de décision technologiques. En espérant que des institutions québécoises prendront la gendarmerie française comme exemple.

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Le PQ en faveur du logiciel libre

 Dernièrement, nous avons appris que le Parti québécois (PQ) a plaidé en faveur du logiciel libre au sein du gouvernement du Québec[1]. En effet, selon ce parti, le gouvernement est en train de perdre beaucoup d’argent en ne prenant pas en compte les possibilités que peuvent offrir les logiciels libres.

Ce dossier a été monté par Mme Marie Malavoy et M. Sylvain Simard qui occupent respectivement les postes de porte parole en matière d’enseignement supérieur et de recherche et porte parole en matière de Conseil du trésor, de fonction publique et de services gouvernementaux.

Même s’il y a beaucoup d’enjeux politiques qui visent à attaquer le parti libéral dans ce dossier et gagner des voix sur le terrain électoral, ce qui nous intéresse comme défenseurs de l’usage des logiciels libres dans ce cas est le fait que cette question prend de plus en plus d’importance et gagne de la notoriété au sein du gouvernement et des différents ministères et organismes publics.

Depuis des années, on remarque une dépendance des entités gouvernementales envers les logiciels propriétaires et il a fallu attendre jusqu’en 2010, et suite à une décision judiciaire, pour forcer le gouvernement à prendre en considération les logiciels libres lors des appels d’offres, ce qu’on peut considérer comme une avancée assez importante.

Ici, je voudrais introduire notre responsabilité en tant qu’électeurs et citoyen. On voit bien que si un parti trouve un sujet grâce auquel il peut attaquer un autre parti, il le fera sans aucune hésitation. Donc, c’est à nous maintenant comme défenseurs de ces logiciels et électeurs de faire savoir notre avis sur le sujet et d’encourager les partis à débattre là-dessus. En effet, il faut se convaincre que nous avons un réel pouvoir sur cette question et que si chacun d’entre nous fait l’effort nécessaire pour en parler et faire passer le message aux différents partis en leurs faisant comprendre que c’est la volonté d’une grande partie de la population, ils vont sûrement adopter le dossier et en débattre longuement. Ceci sera certainement bénéfique pour la cause des logiciels libres et on verra sûrement maintes décisions qui seront prises pour encourager son utilisation dans différentes entités administratives et publiques.

À nous de jouer !!!

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Logiciels libres et élections

Un des enjeux au niveau des élections, est comment les faire mois chères, plus accessibles à la population et au même temps crédibles?

Les débats à la grandeur du monde sont ouverts à ce sujet-ci; au Canada, cette inquiétude, est part des études d’Élections Canada(EC), parce que la Loi électorale du Canada comprend une disposition autorisant la recherche sur de nouvelles méthodes de vote ainsi que l’étude ou la mise à l’essai de processus de vote électronique (Loi électorale du Canada, art. 18.1 du 6 0ctobre 2010[1]).

Dans le cadre stratégique 2008-2013, EC a comme mandat  « Élections Canada peut mener des études sur d’autres méthodes de vote et, sous réserve de l’approbation du Parlement, mettre à l’essai des processus de vote électroniques en vue de scrutins futurs. »[2]

Pour accomplir leur mandat, EC tienne entre ses objectifs, « Améliorer l’accessibilité du processus électoral en faisant l’essai de méthodes de vote novatrices et en offrant aux électeurs des modes d’inscription supplémentaires. »,  une des initiatives pour accomplir ce objectif est, « Mettre à l’essai, avec l’agrément préalable du Parlement, un processus de vote sécuritaire permettant aux électeurs de voter par téléphone ou par Internet durant une élection partielle. ».

EC, a exploré les considérations et leçons apprises par le Canada, à la suite des initiatives de vote par Internet menées par des municipalités canadiennes (p. ex. Markham, Peterborough et Halifax) et des administrations européennes (p. ex. Australie, Estonie, Genève et Royaume-Uni),  à fin de trouver le profil du système de vote par Internet à distance au Canada, gardant en compte les particularités du contexte canadien.

En général, l’stratégie est variée, le débat est toujours entre les logiciels privés (Estonie, Genève et Royaume-Uni) et les logiciels libres (Australie); dans le cas australien, ils ont choisi les logiciels libres (Linux system avec  X Windows, PostgreSQL, Apache et gcc.) [3]

Les avantages d’utiliser un logiciel libre, entre autres sont : le code du programme informatique est transparent et peut être révisé n’importe où et par n’importe quel pair, il n’y a pas de licences à payer à chaque utilisations par poste, etc.

À votre avis, quel est le futur des logiciels libres au sein des institutions électorales?

Comment doive réagir les institutions électorales face à les enjeux qu’implique l’utilisation des logiciels libres?

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Vers un Gouvernement empreint de convivialité ?

Cette semaine, nous allons discuter Convivialité, et plus précisément d’outils conviviaux. Notions introduites par Ivan Illich en 1973, à l’époque on parlait beaucoup moins de logiciels libres qu’aujourd’hui ; et pourtant…

Illich est un penseur qui a beaucoup réfléchi sur la tournure que prenait notre société industrielle. Parmi ses écrits : Tools for conviviality, dont nous allons ici survoler certaines idées.

Le concept d’outils conviviaux se définit en les termes suivants :

“ Tools that guarantee their right to work with high, independent efficiency, thus simultaneously eliminating the need for either slaves or masters and enhancing each person’s range of freedom. People need new tools to work with rather than tools that “work” for them.

I believe that society must be reconstructed to enlarge the contribution of autonomous individuals and primary groups to the total effectiveness of a new system of production designed to satisfy the human needs which it also determines. In fact, the institutions of industrial society do just the opposite. As the power of machines increases, the role of persons more and more decreases to that of mere consumers.

Autrement dit, Illich qualifie de conviviaux les outils qui n’enlèvent rien à notre indépendance ; qui nous servent plus que nous annihilent, respectant notre liberté d’action.

Le parfait contre-exemple pour Illich sont les voitures.

“ In the case of transportation it has taken almost a century to pass from an era served by motorized vehicles to the era in which society has been reduced to virtual enslavement to the car. During the American Civil War steam power on wheels became effective. The new economy in transportation enabled many people to travel by rail at the speed of a royal coach, and to do so with a comfort kings had not dared dream of. Gradually, desirable locomotion was associated and finally identified with high vehicular speeds. But when transportation had passed through its second watershed, vehicles had created more distances than they helped to bridge; more time was used by the entire society for the sake of traffic than was “saved.”

[…]

Cars can thus monopolize traffic. They can shape a city into their image – practically ruling out locomotion on foot or by bicycle in Los Angeles. They can eliminate river traffic in Thailand. That motor traffic curtails the right to walk. […] Cars create distance. Speedy vehicles of all kinds render space scarce. They drive wedges of highways into populated areas, and then extort tolls on the bridge over the remoteness between people that was manufactured for their sake. This monopoly over land turns space into car fodder. It destroys the environment for feet and bicycles.

En d’autres termes, la voiture créerait plus de problèmes qu’elle n’en a résolu. S’accaparant un monopole sur notre façon de nous déplacer, et reléguant par la même les transports collectifs ou autres modes de locomotion non-motorisés à un second rang. Lesquels ne pouvant rivaliser, il est effectivement bien souvent, aujourd’hui, plus avantageux d’utiliser sa voiture sur les courtes et moyennes distances que les transports en commun ou la bicyclette.

Et pourtant… Dans un monde sans voiture, la circulation serait plus fluide, les transports en commun assureraient une meilleure couverture, car plus d’utilisateurs, et le vélo aurait toute place pour circuler. Sans être aussi radical, de simples couloirs réservés aux bus et aux vélos résoudraient en partie le problème. On ne va pas parler des conséquences environnementales, mais juste se questionner si finalement on ne serait pas plus heureux en étant moins dépendant à cet outil qu’est la voiture.

Et pourtant, ce monopole ne vient d’aucune compagnie commerciale particulière. Il s’est instauré de lui-même, au gré du temps. Car nous avons trouvé confortable d’utiliser notre voiture, et que cet usage, grandissant, s’est imposé aux alternatives par les avantages qu’il procure.

D’où certaines interrogations ne peuvent que se soulever :

1 – Qu’en est-il de notre responsabilité ?

Bien souvent, quant on parle de monopole, on a pour habitude (par confort ?) de pointer du doigt une compagnie particulière. Ici il n’en est rien. Le monopole s’est instauré de par notre usage.

Revenons à nos logiciels libres. On peut reprocher tous les maux du monde à Microsoft, pour ne citer que cette entreprise, mais si finalement nous n’étions que les premiers coupables de ce monopole ? Par manque de courage, car l’effort de chercher dans le commerce des PCs sans OS pré-installés nous paraît trop grand ? Par manque de connaissance d’alternative existante ? Par manque de sensibilisation à cette problématique qu’est notre liberté ? Par égoïsme, en nous plaçant en simples victimes ?

Et si nous étions les premiers garants de notre « cause commune » ?

2 – Qu’en est-il de la responsabilité du gouvernement ?

Doit-il rester simple spectateur face à ce qui se passe, et ce au nom de le liberté de chacun, entreprises comme individus ? Ou au contraire doit-il intervenir lorsqu’un déséquilibre apparaît pour tenter de le résorber ? Doit-il concéder des avantages supplémentaires aux transports alternatifs à la voiture, via des couloirs réservés ? Doit-il imposer le Dual boot dans nos écoles ?

Et si le Gouvernement était le premier garant de notre « cause commune » ?

Par la suite, Illich introduit la notion de « monopole radical ». S’appliquant non plus sur un produit, mais sur une façon de faire – typiquement la voiture en tant que moyen de locomotion. Puis il en arrive à s’interroger si ces dépendances, à un certain degré, ne se révèleraient pas contre-productives pour notre société. Mais tout ceci serait l’objet  d’autres publications sur ce blog 😉 …

 

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Quels sont les pas à suivre dans l’avenir pour les logiciels libres?

Introduction

Pour la durée de cette session d’automne 2010 (et pourquoi pas plus loin…), nous avons pris comme défi de tenter de démêler tout ce qui entoure le sujet des logiciels libres, leurs paradigmes, leurs avantages et leurs inconvénients.

Objectif

Ce blog, votre blog, est un espace pluriel de partage où toute opinion est la bienvenue. Vous y êtes donc invités à y écrire afin de partager vos expériences, votre savoir-faire, ainsi que tout commentaire constructif.

Par où commencer? …

Comme point de départ, nous avons été tentés d’y mettre plusieurs définitions afin d’expliquer ce que signifient les termes « Logiciel libre », « Open Source », et tous les autres couramment rencontrés dans le domaine.  Et comme nous trouvons que plusieurs sites spécialisés dans la matière vous expliquent ces termes bien mieux que nous, voici quelques liens où vous pourez retrouver ces définitions :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_libre

http://fr.wikipedia.org/wiki/Open_source

http://www.opensource.org/osd.html

http://www.gnu.org/philosophy/categories.fr.html

http://www.gnu.org/philosophy/free-sw.fr.html

Semaine 1 : Quels sont les pas à suivre dans l’avenir pour les logiciels libres?

Dans les derniers mois, nous avons eu plusieurs informations reliées aux contrats gouvernementaux. Vu le « manque de joueurs » dans le domaine de la conception de logiciels, les appels d’offre gouvernementaux semblent avoir été abolis : c’est devenu la norme!

Récemment, la polémique et la remise en question autour de ce sujet ont été déclenchées par l’entreprise Savoir-Faire Linux. L’origine? Un contrat de la Régie des rentes du Québec avec la multinationale Microsoft, pour un montant de 720 000 $, pour lequel les fournisseurs locaux ont été ignorés.

La décision rendue le 3 juin 2010 par la Cour supérieure du Québec, ce n’est pas que le premier pas vers l’ouverture aux logiciels libres au sein du gouvernement! …

http://blogs.savoirfairelinux.net/cyrilleberaud/KMBT35020100602152155.pdf

Quels seront les prochains pas à l’avenir? …

Votre participation est la bienvenue, c’est votre espace!

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